Il est un état que je gère mal.
C'est celui dans lequel peut me mettre ces gens qui parce qu'ils sont mal dans leur peau, vous balancent leur ordure de vie à la gueule.
Vous les connaissez, vous les avez aussi rencontré.
Ils mentent la plupart du temps, pour rendre leurs jours plus beaux, du moins le croient-ils. Ils se font plaindre, ils gémissent et pleurent, inventent des problèmes, s'imaginent des pertes insurmontables, et vous, pauvres de vous, bonnes ou bons trop cons, vous pleurez avec eux.
Puis vient le moment, si vous êtes assez aguéris, où vous doutez... Vous culpabilisez de vérifier et vous vous dites que non non c'est pas possible, lui si malheureux, lui si fragile que vous avez tant aidez et tant soutenu, ne peut avoir fait ça : vous manipuler. Il n'a pas pu vous faire prendre un cactus pour une rose ! Il n'a pas pu ainsi vous utiliser...
Mais si vous avez le courage d'aller un peu plus loin, si vous avez le culot de demander des preuves, histoire de mieux l'épauler cas échéant, vous avez alors le malheur de rentrer dans ce que j'appelle la zone de conflit du personnage.
Et là, vous avez beau essayer de vous contrôler, de ne pas y croire, de comprendre et de résoudre, vous vous en prenez plein la gueule (excusez l'expression). Vous devenez la méchante, celle par qui tout le malheur de son monde est issu, celle qui ment et qui manipule, celle qui se joue de lui. Il se met alors à vous crier dessus, à vous balancer tout ce qui lui tombe sous la main, mais comment avez-vous pu douter de lui... lui... pauvre petit être qui n'a absolument rien à se reprocher. Vous êtes la dernière des dernières, quelqu'un en qui on ne peut avoir confiance, vous êtes la traitresse. Et comme vous vous lui faisiez confiance, au début vous doutez, encore... A nouveau les choses se compliquent dans votre tête, car à cette endroit même il n'est pas concevable qu'il puisse adopter cette manière d'agir.
Peut-être que c'est vous, en effet qui avez fait quelque chose de mal. Peut-être bien que vous êtes mauvaise. Peut-être par mégarde, sans faire du tout exprès vous avez dit ou suggérer ou émis une maladresse...
Lui alors se sent bien, il contrôle la situation, il est maître en sa demeure, il aboit et vous, vous baissez la tête, vous fermez les yeux et sortez par la porte de derrière...
Peu d'entre nous et même peu de fois, arrivent à se décoller de ce fond de culpabilité qu'on nous a si bien enseigné et dont ils jouent si bien. Rarement on voit la situation bien en face, la regarde, analyse et accepte de faire le deuil de ce lien, de cette personne. Ca peut être une amitié, la famille ou encore un amour... Trop peu souvent on arrive à se relever, trouver l'énergie et partir, la tête haute... par la porte de devant !