Cantatrice chauve à cheveux...
Passe-temps : respirer, chasser l'oiseau pélagique, savourer la fraîcheur du premier verre d'eau le matin, la chaleur du dernier baiser le soir...
Je comptais ces derniers temps faire un texte sur l'impermanence. Je crois vraiment que chacun de nous a un travail à faire pour accepter que rien n'est figé. Il faut se préparer et accepter que tout n'est que passage et rester zen tant que faire se peut face à cette réalité.Nous devons rester ouvert, toujours vouloir plus, savoir, connaître, rencontrer... La vie est une maison de colonie, on a chaud, on a froid, on rêve, on pleure, on s'esclaffe, on dégraffe, on gueule, on dégueule, on aime, on déteste, on vampirise, on apprend la méditation... Bref...
Et puis d'un coup d'un seul, les beaux châteaux qu'on construisait s'effondrent. Et là, les beaux discours s'effritent et tombent en cendre. Et là, on est plus du tout pour l'impermanence. On voulait que ça continue, que ça perdure. On espérait la sécurité dans la longévité, on faisait des plans sur la comète, on rêvait et on y mettait toute son énergie. On se rend compte combien on était pour la permanence.
En résumé, ça fait mal. On voit son royaume en miettes devant soi et on remet tout en question. Rien ne tient plus à rien. Et l'énergie cette fois manque, plus rien a d'intérêt. On passe sont temps à y repenser ou à regarder la télé. A quoi bon ! Pourquoi faire des projets pour qu'ils tombent en ruine ? Pourquoi espérer si c'est pour en fin de compte pleurer ?
Alors de l'impermanence ou de la permanence, on ne sait plus rien, et on ne veut surtout plus rien savoir...