Voit-on l'implication et la réelle sensibilité d'une actrice dans son jeu ? Est-on crédule ? Est-ce qu'on s'est laissé aller ? Ou est-on vraiment objectif ? Veut-on inexorablement mêler fiction et réalité ? Sont-elles vraiment exceptionnelles quand elles dansent ?
Est-ce qu'à sa manière de foncer dans la vitre dans la scène de l'hôpital, on peut se douter qu'elle l'a recommencée 30 fois sans jamais ralentir et surtout sans se faire doubler ? Sachant qu'à chaque fois, elle s'écrase litéralement et tombe au sol !
Un peu comme Romy Schneider se cassa une jambe en donnant un coup de pied dans un meuble tellement elle vivait ce qu'elle jouait, cette vieille dame (Traude) se cassa-t-elle le coeur en jouant la scène où elle trouve son amante pendue ?
Un peu comme Bjork mis un an à se remettre du film "Dancer in the Dark" tellement elle s'était emplie du personnage, Jenny peut-elle à ce jour écouter du Schuman sans être émue ? Peut-elle entendre le rabat d'un clavier de piano claquer sans recroqueviller les doigts ?
Quand on a une carte de cinéma illimité, on en voit des films, beaucoup, on aime ça, on oublie parfois, ou on apprend, on mentalise ou on laisse passer... mais cette fois là, il s'est arrêté, quelque part en moi, comme un morceau de musique qui vous suit pendant des années...
4 minutes c'est rien, mais chacun de vous sait que lorsqu'on se sent vivre...