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Musique et toc !

SATINE
Une belle découverte faite au hasard.
Un seul regret, un album  (Satine Ünder Philharmonëën)
  et plus rien...

Comment taire : parlez !

"Le Diable est une femme et vous vous en doutiez : La place d'une femme n'est-elle pas au foyer ?" Juliette


Un de sujets sur lesquels je suis le plus sensible est la place de la Femme parmi les Hommes.

Alors j'ai essayé les discours,  les vannes, les pics, la rhétorique et les crochets du gauche, j'aurais voulu avoir le culot d'écarter les cuisses pour savoir les refermer au moment opportun... mais rien n'y fait. Je ne changerai pas le Monde à moi toute seule.

Vous vous en doutiez ?! Moi j'y ai cru ! Et puis plus... ou pas.

 

Voici 2 films que j'aime pour la manière dont ils montrent les Femmes et les racontent.

Le fait qu'il y ait la même actrice est quasi un hasard, mais merci à Biyouna !

"La Source des Femmes" et "Delice Paloma"

 

 
 La source des femmes

 


 Délice Paloma

 

 

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Le TEMPS... regardons tout d'abord la définition. Et oui, j'apprécie partir du concret et y mettre ensuite ma patte.

Donc : "Durée dans laquelle se succèdent les évènements, les jours, les nuits... Ex : Le temps passe et rien ne change"

 

C'est donc ça, les choses se succèdent. Faire le repas, donner le bain, prendre une douche, passer l'aspirateur, regarder 2 épisodes d'NCIS (pas Los Angeles par pitié), s'habiller, prévoir un diner, consoler... et puis pouff ! Mince, j'ai fait quoi ces derniers mois ???

Et bien j'ai fait ce qu'il y avait à faire, ce que je devais faire. Et alors ? Juste le temps est passé...

Bon, je ne me mine pas non plus. Ma Lady a l'air heureuse, ma bidouille aussi. Mais moi ?

 

Et bien moi (et oui je suis toujours la personne la plus importante pour moi) je suis fatiguée.

- T'es malade ?

- Non.

- Ta fille a fait des cauchemards toute la nuit ?

- Non.

- Elle fait des dents ? T'as mal dormi ? Les voisins ont fait la Java ?

- Non. Non. Non.

- Bah pourquoi t'es fatiguée alors ?

- Parce que j'ai plus envie.

- Envie de quoi ?

- Juste envie. Tu vois, en vie.

- Et pourquoi ?

 

La réponse est un peu compliquée, et un peu longue aussi... Puis en fait, je ne suis pas sûre qu'elle soit exhaustive car il faut encore que j'y réfléchisse. Mais j'ai quand même un  grand élément en tête, je veux un travail !

Un travail de psychomotricienne avec des patients adultes ou adolescents, avec une équipe qui s'entend bien et une direction qui respecte l'humain, avec l'envie de bien faire les choses et surtout avec le sourire... Un travail qui me fait me lever le matin et où je ne peine pas à rester jusqu'au soir. Un travail où l'on fait passer en premier les handicapés et pas l'argent ou le pouvoir. Un travail qui...

 

- Oh oh ho ! Jadice arrête !!!!!

- Quoi ?

- T'es en France là ! Il y a un nain au gouvernement et une blonde qui veut lui piquer le trône! Il n'y pas de place pour tes petites envies d'humaine. Ici on  veut le Pouvoir !

- ... Ah oui c'est vrai. D'ailleurs ils me fatiguent.

 

 

       Je suis née le jour où l’archange Gabriel a susurré à l’oreille de Marie qu’elle portait l’enfant de Dieu. Une belle histoire pour entamer sa vie. Une belle hypocrisie pour dire qu’elle était tombée enceinte d’un plus important que Joseph. Non je ne suis pas catholique, je suis de ceux qui ne croient pas en une entité supérieure. Je pense juste que la nature nous permis de naître et qu’un jour, plus rien ne sera. Mon sentiment, la frustration.

     D’ailleurs, je pense que tout part de là. Tout mon mal-être, toutes mes questions, mon incapacité à mettre en action mes rêves découlent d’un manque de motivation. Pourquoi construire si ça doit s’arrêter. Je ne trouve pas de but ultime à part celui d’être heureuse, mais je n’en trouve pas là voie.

      J’ai beaucoup d’envies, beaucoup d’aptitudes aussi. Tellement que je me perds dans tous ces chemins qui s’offrent à moi. Tout ce que je commence est parfait, plein de bonne espérance et une fois qu’il faut signer, s’engager, je prends prétexte et tout s’arrête. Je pars alors sur autre chose.

      A les entendre, je suis une femme pleine d’avenir, qui fera de grandes choses, mais jusqu’à maintenant, je n’ai fait que me buter contre mes murs, contre les cloches des Eglises.

 


 

heroes-claire-kiss 01 

Première photo : Ca c’est l’endroit de notre rencontre. On s’est toujours dit que c’était ridicule, une jardinerie… Je ne suis pas botaniste et elle n’est pas fleuriste. Elle aime juste les couleurs et moi les faire pousser.

 

Deuxième photo : Les yeux de Camille. On s’est croisé à plusieurs reprises dans les rayons. Une jolie vue aux pelouses et gazons. Un regard au détour d’une orchidée. Un coup d’œil sous un pommier. Une pupille accrochée à un lierre. Nous n’avons même pas parlé en inscrivant nos noms sur les téléphones.

 

Troisième photo : Tout le monde croyait Camille terriblement pudique mais moi qui la connaissait bien ; elle choisissait simplement à qui elle découvrait son jeu et son corps. Plus elle se cachait, plus je la voulais ; et les moments où elle se révélait devenait des points d’encrage de mon amour. Il suffit de cette photo où ses cheveux, ses mains, ses lèvres... et les bras m’en tombent.

 

Quatrième photo : Rire, c’est ce qu’on faisait le mieux. Là elle essaie des chapeaux. Se déguiser, grimacer ou se maquiller, elle adorait changer de peau. Je crois que cette photo le montre bien.

 

Cinquième photo : Barcelone, ne pas pouvoir la toucher sur la plage était un supplice sans nom. Les autres ne faisait pas attention à nous, nous étions de passage et on ne les reverrait jamais. Mais elle tenait à passer pour ma sœur ou une amie. Ainsi à l’hôtel nous avions 2 petits lits et les mecs nous draguaient le soir dans leurs belles chemises blanches ouvertes et gourmettes au poignet.

 

Sixième photo : Chez une cousine, Camille buvait peu mais s’est surprise ce soir-là. Elle a bien voulu que je lui fasse danser la valse ! Elle a même soulevé mon t-shirt pour déposer un baiser sur mon ventre au milieu de l’assemblée. Elle a chanté à tue-tête. Elle prenait tout le monde dans ses bras mais il n’y avait que moi. C’est ce soir-là que j’ai su.

 

Septième photo : C’est lors de ce week-end à Chablis que je lui ai parlé d’avoir un enfant. La découverte des vins dans différentes caves nous avait largement coloré les joues et c’est entre 2 vignes qu’est apparu le silence.

 

Huitième photo : Cette soirée fut la dernière. De toute façon, nous le savions sans maudire. Comment avoir un enfant lorsqu’on peut à peine effleurer son amour devant ses amis ? En bas de l’immeuble et le cœur gelé, sans avoir prémédité, je me suis inclinée. J’ai serré mes poings au sang pour qu’elle me retienne. J’ai harponné ses yeux pour qu’elle m’embrasse une dernière fois, dans cette rue. « Camille, s’il te plaît… pour moi. »

 

Neuvième photo : J’ai 3 enfants avec Lydia, une famille ça remplie, c’est la vie. Parfois Camille met ses peintures sur Facebook. Je n’ai pas eu le temps d’aller à son vernissage mais on me dit qu’elle est magnifique, que son art découvre le bonheur sous un masque de gris. Des fois, je l’envie.

 

Dixième photo : Sur ce tableau je reconnais la plage de Barcelone. Lydia aime beaucoup ces 2 femmes s’embrassant sur la serviette, devant tout le monde…

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